dimanche 1 janvier 2012

Heureusement installées

Aujourd’hui Badiعa et Mama depuis bon matin..se sont installées ‎heureusement.. dans ces endroits déserts réservés aux grandes ‎occasions..qui se font de plus en plus rares chez nous!.. Ces salles immenses qu’on destine aux fêtes et cérémonies..réservées aux invités assidus aux banquets organisés en vue ‎de rassembler tous les fruits de l’arbre familial..Salles en ‎l’occurrence au cours du temps qui passe vide de convives restent souvent délaissées à leur ornementation..trop chargées.. en sofas alignés tout au long des murs en coussins rideaux tapis.. en plateaux théière et bocaux en ‎argenterie pour thé menthe et sucre.. en tables rondes aux pieds sculptés.. ‎dessertes et services d’accompagnement  .. en miroirs gigantesques.. Ce tout ‎qui se sature au fil des années.. !..de poussière de moisissures invisibles !..au fil des ‎années d’absence..d’absence d’usage bienheureux.. d’absence de grandes rassemblées ‎familiales.. ou de grand ménage annuel.. Ces salles lourdes de ‎souvenirs bonne augure issus d’évènements joyeux et aussi de mauvais ‎rappels comme.. ces funérailles célébrées en pompes de personnes bien ‎aimées !..
Ces salons sont gardés tels quels depuis ixe temps et fonctionnent ‎en charge-mobilier rebutant aussi bien les nouvelles Bonnes qui ‎viennent en prospection des lieux vides.. que les femmes de foyer ‎soumises à leur destin plie-échine et sauve que peut !..Toutes ces femmes ‎qui préservent la contenance de leur foyer au pire et au meilleur degré ‎de leur santé défaillante au cours de leur parcours de bonnes ménagères ‎limité on dirait à l’entretien de leur domicile sans se soucier du fait ‎que.. peut être un jour.. à leur insu.. les lieux vont les expulser dans ‎l’enfer de leur corps meurtri dépendant de ces autres..ces autres ‎qu’elles ont servi et rien d’autre !.. Livrées inévitablement au temps ‎destructeur de la bête humaine comme si on démolissait des montagnes ‎de chair mortelle afin de garantir la matière comme béton armé ! ce mobilier rentré dans la tradition familiale affiliée à son patrimoine socioculturel ! ‎contre la loi de la nature !.. ! koulchi hحssène me’n’na ya bniyeti ! Toutes les choses nous dépassent en valeur ! sont mieux estimées ! confie Mama à sa fille ‎attendrie !..produit de son giron déserté.. d’affection.. de soutien.. de ‎compréhension..d’espoir..veut-elle insinuer par la répétition constante ‎de sa « bniyeti ».. En tous cas Mama est contente de réintégrer ces ‎espaces oubliés.. Elle m’avoue..avec un léger sourire..Depuis que ‎l’hحaje  Be‏ ررada est mort.. depuis plus de vingt deux ans ! je ne ‎m’assois pas ici ! Maintenant ! je trouve ! que c’est bien ! C’est ‎accueillant !.. Les divans sont toujours moelleux ! Quand Fatéma était ‎là ! elle a tout nettoyé ! dépoussiéré ! tout sorti au soleil ! toute seule ! ‎حalloufa ya lal’lla !..un vrai sanglier..une bufflesse.. Elle tirait la charrue ‎dans leur bled ! Tout ce que leur père leur faisait endurer à ces rustres-‎ses ! Il les exploitait pire que des mules ! ajoute Mama

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire